Vachement suisse !

Vous appréciez ses alpages, ses lacs, ses fromages et son chocolat…
Pour en finir définitivement avec nos idées préconçues, la Suisse, notre « belle voisine » est l’invitée d’honneur de cette nouvelle édition MADE IN.
Avec un « Made in Suisse » placé plus que jamais sous le signe de la transdisciplinarité, particulièrement innovant et (im)pertinent, c’est un peu de l’extrême vitalité et de l’incroyable diversité créatrice de ce pays que nous avons souhaité vous offrir.
Vous découvrirez tous les événements de la quinzaine : danse, performances, cinéma, théâtre, architecture, conférences, DJ-ing… Autant de propositions de rencontres surprenantes avec des œuvres singulières, audacieuses et généreuses conçues par des créateurs ayant la nationalité suisse ou travaillant en Suisse. Une invitation à venir partager un peu de ce pays, frontalier mais peu connu artistiquement, pour le plaisir de tous les curieux et autres amateurs d’expériences fortes et insolites.










1973

mise en scène Massimo Furlan
6 et 7 décembre / 20 h / La Comédie de Saint-Étienne – Théâtre Jean Dasté

Massimo Furlan mêle avec beaucoup d’ingéniosité l’humour, la réflexion et les émotions. On navigue entre rire et nostalgie.
Lionel Chiuch, La Tribune de Genève

Avec le même amour que celui qu’il a éprouvé enfant devant l’événement, Massimo Furlan fait revivre les artistes qui, en 1973, s’affrontèrent lors du concours de l’Eurovison. Prêtant son corps et sa voix aussi bien à Cliff Richard qu’à Patrick Juvet, il nous plonge en live dans « Le » cérémonial télévisuel des seventies. Par le procédé du re-enactement ou travail de reconstitution, il colle au plus près l’événement. Il en explore les impensés, les oublis et en propose de nouvelles interprétations. À la fois fidèle et burlesque, joueuse et généreuse, sa démarche crée un comique irrésistible et ouvre le champ d’une vaste réflexion sur la mémoire, les idoles et la culture pop.

dramaturgie : Claire de Ribaupierre / avec : Anne Delahaye, Stéphane Vecchione, Massimo Furlan, Thomas Hempler / intervenants : Marc Augé, Serge Margel, Bastien Gallet / production : Numéro23Prod / coproduction : Festival d’Avignon, Arsenic Lausanne, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Théâtre de la Cité internationale – Paris, La Bâtie – Festival de Genève, Gessnerallee Zürich, Kaserne Bâle, Pour-cent culturel Migros / durée : 1 h 20

www.massimofurlan.com

Je pense comme une fille enlève sa robe

conception et chorégraphie Perrine Valli
8 décembre / 20 h / La Comédie de Saint-Étienne – L'Usine

Perrine Valli mêle avec brio, les disciplines. […]
On sort de là comblé par tant d’évidence poétique.
Lionel Chiuch, La Tribune de Genève

Sous la forme d’un duo « danse » et « voix », dans une scénographie qui tient également de l’installation plastique, Perrine Valli et sa complice Jennifer Bonn s’emparent du difficile thème de l’amour à vendre. Ensemble, elles questionnent le corps prostitué au carrefour des espaces, des postures et des différentes limites qui le contraignent. Sans pathos ni fioritures, les deux jeunes femmes nous content ainsi l’attente, les errances nocturnes, rythmées par la lumière des phares, le dévoilement des corps vers la nudité, leurs frôlements et leurs entrechoquements…
Une performance dont la sobriété, l’intelligence rare et l’extrême délicatesse nous offrent de vivre une expérience d’une intensité et d’une beauté renversantes.

avec : Jennifer Bonn, Perrine Valli / production : Association Sam-Hester / coproduction : Festival Faits d’Hiver, Théâtre de l’Usine / durée : 1 h

www.perrinevalli.fr

KKQQ

2B Company
9 et 10 décembre / 20 h / La Comédie de Saint-Étienne – Théâtre Jean Dasté

François Gremaud ne cesse d’étonner avec ces
petits bijoux d’incongruité.

Marie-Pierre Genecand, Le Temps, Sortir

Où l’on découvre comment des actions aussi absurdes que faire du lancer de sapins de noël, nager la brasse à plat ventre sur une table ou chanter Pierre Bachelet avec une voix étrange, peuvent soudainement prendre une toute autre signification. Où l’on entrevoit comment jouer une même scène à l’écran, sans pourtant partager ni le même espace, ni les mêmes actions, ni la même temporalité. KKQQ, c’est l’aventure d’une expérience hors norme à la fois utopique, oulipienne et dadaïste, une performance singu-lière où virtuosité technique, poésie loufoque et humour décapant s’allient pour créer un formidable ovni théâtral.

concept : François Gremaud / création collective : Michèle Gurtner, Tiphanie Bovay-Klameth et François Gremaud / interprétation : Tiphanie Bovay-Klameth, François Gremaud et Julie Cloux / lumière : Jonas Bühler / écriture du logiciel, vidéo : Filippo Gonteri / direction technique : Manuel Ducosson / administration : Michaël Monney / diffusion : Tutu Production www.tutuproduction.com / coproduction : 2b company, Arsenic, Les Urbaines, PRAIRIE - Modèle de coproduction du Pour-cent culturel Migros en faveur de compagnies théâtrales innovantes suisses / soutiens : Ville de Lausanne, Canton de Vaud, Loterie Romande, Ernst Göhner Stiftung, Artephila Stiftung, CORODIS / remerciements au Théâtre Sévelin 36, à Jo Monney / durée : 45 min

www.2bcompany.ch

Yan Duyvendak / 4 performances

11 décembre / Musée d'Art Moderne

15 h - You're Dead !

« Continuant son exploration des nouvelles icônes que nous offre la société de consommation, Yan Duyvendak, vêtements militaires et mitrailleuse au poing, s'incarne en un personnage de jeu vidéo. Mélangeant différents niveaux de réalité, il passe imperceptiblement du rôle du joueur à celui du soldat sur l'écran pour finir en véritable soldat. Lorsque les mots de celui qui se trouve devant sa console de jeu deviennent ceux d'un soldat pris de panique sur le champ de bataille, lorsque les images du jeu sont rapportées par le soldat Duyvendak comme une réalité militaire, lorsque le langage informatique croise le verbe guerrier, un vertige nauséeux s'installe. Questionnant le lien entre représentation de la violence et violence réelle, l'artiste dénonce dans un même geste l'impossible légèreté des jeux de guerre et la terreur de la réalité qui les a inspirés.

performance Yan Duyvendak / mise en scène Imanol Atorrasagasti / dramaturgie Nicole Borgeat / diffusion et administration Morris Mendi, Nataly Sugnaux-Hernandez / production Dreams Come True, Genève / coproduction Centre pour l’Image Contemporaine Saint-Gervais Genève ; Fonds Régional d’Art Contemporain Alsace Selestat ; Fonds Cantonal d’Art Contemporain Genève (FCAC) ; namics Sankt-Gallen / contact Nataly Sugnaux Hernandez / info@duyvendak.com
Spectacle en déambulation dans les salles du Musée (réservation impérative)

www.duyvendak.com


à partir de 16 h 30

Keep it Fun for Yourself

«"Pablo, Miro, Picasso...
Qui s'en passe? qui s'en lasse?
Ouah, ouaah, ouaaaah!
Ouah, Picasso, sur mon île,
Si beau Pablo"

En interprétant a cappella des chansons populaires qui discourent sur l'art, Yan Duyvendak s'interroge avec une ironie qui le caractérise sur le rôle de l'artiste aujourd'hui. Respectant les tempos des chansons comme si les instrumentations étaient présentes, jouant sur la gêne des temps morts, dépouillant la mise en scène de tout artifice, il réussit le tour de force de mettre à nu notre vision en s'incluant lui-même dans cette réflexion: "T'aurais voulu être un artiste pour pouvoir te trouver beau sur un grand écran en couleur..." chante-t-il joyeusement. »
Nicole Borgeat

« Yan Duyvendak chante une série de chansons populaires existantes qui parlent de l’art. Il les chante a cappella. La performance propose un double portrait en négatif : décontextualisés, les textes des chansons donnent à entendre l’image que la chanson populaire s’est faite de l’artiste (l’artiste inspiré, torturé, transporté) ; simultanément le performeur donne à voir, par le fait même de chanter ce modèle, qu’il n’est pas cet artiste-là. »

performance Yan Duyvendak / en collaboration avec Imanol Atorrasagasti diffusion et administration Morris Mendi, Nataly Sugnaux-Hernandez production Dreams Come True, Genève coproduction Centre pour l’Image Contemporaine (sgg*) Saint-Gervais Genève contact Nataly Sugnaux Hernandez / info@duyvendak.com

www.duyvendak.com


Self-service

« Continuant son exploration des relations entre le spectacle vivant et le cinéma, Yan Duyvendak investigue avec Self-service les rapports du texte et de l'image : comment le texte invente-t-il les images ? Quoi, des images ou des textes, engendre le sens ? Comment le sens se réinvente-t-il lors d'assemblages hétérogènes, ironiques, voire comiques ? Loin de la démonstration attendue d'une préséance du textuel sur le visuel, la performance nous entraîne vers des fictions qui paraissent se démultiplier jusqu'au vertige. Ces « voix off », par définition destinées au hors champ, investissent singulièrement le champ, s'incarnent dans la figure de l'artiste, deviennent « contes » et créent une singulière intimité avec les personnages et lieux que l'on visite. Il y a du bonheur à se laisser berner. Il y a du bonheur à se laisser emporter. »
Nicole Borgeat

« La performance se base sur un principe formel : décaler les voix off des images d’extraits de films. Il en résulte un jeu poétique, où les sens se mettent en éveil et la condition humaine est montrée, comme en creux. »

performance Yan Duyvendak / mise en scène Imanol Atorrasagasti / dramaturgie Nicole Borgeat / diffusion et administration Morris Mendi, Nataly Sugnaux-Hernandez / production Dreams Come True, Genève / coproduction Centre pour l’Image Contemporaine (sgg*) Saint-Gervais Genève ; Fonds d’Art Contemporain de la Ville de Genève (Fmac) ; La nuit de la science, Musée d’histoire des sciences de la Ville de Genève / contact Nataly Sugnaux Hernandez / info@duyvendak.com

www.duyvendak.com


My Name is Neo
(for fifteen minutes)


« Peut-on être "l’élu" pendant quinze minutes ? Le temps d’un film, chacun se projetant dans un superhéros ou dans un autre, nous donne l'illusion d'être ce que nous ne serons jamais ; nous fait traverser des univers secrets et inconnus ; nous révèle à nous-mêmes dans de salutaires catharsis. Que reste-t-il une fois que la toile redevient blanche ? Que la lumière du projecteur s'est éteinte ? Une fois que Batman, James Bond, ou « Neo, the One » ont disparu ? "My name is Neo (for fifteen minutes)" a pour projet de confronter un film où action et science-fiction se mélangent dans un tourbillon d’effets spéciaux avec la physicalité brute d’un être humain. »
Nicole Borgeat

Yan Duyvendak / mise en scène Imanol Atorrasagasti / en collaboration avec Nicole Borgeat / diffusion et administration Morris Mendi, Nataly Sugnaux-Hernandez / production Dreams Come True, Genève coproduction Centre pour l’Image Contemporaine (sgg*) Saint-Gervais Genève / contact Nataly Sugnaux Hernandez / info@duyvendak.com /

www.duyvendak.com

Deserve / Vous êtes servis

Deserve, mise en scène Jorge León & Simone Aughterlony
Vous êtes servis, un film de Jorge León
13 et 14 décembre / 20 h / La Comédie de Saint-Étienne – Théâtre Jean Dasté

Deserve frôle de près les abimes de l’esclavage aujourd’hui tout en questionnant les formes actuelles du théâtre. Une réussite.
Guy Duplat et Marie Baudet, La Libre Belgique

Deserve confronte quatre femmes et deux hommes avec une multitude d’objets ménagers, du lave-linge au petit couteau tranchant. Tout à la fois partie de Cluedo géant, enquête sérieuse sur l’esclavagisme moderne et banquet joyeusement surréaliste, la performance dissèque les mécanismes à l’œuvre dans l’acte de servir. L’air de rien, elle démonte pour mieux les dévoiler les violences qui d’ordinaire l’accompagnent. Sont notamment conviés à participer à cette singulière recherche : Jacques Lacan, Jean Genet ou encore la figure biblique, Ève… Sa forme hybride, qui allie arts plastiques, théâtre documentaire, performance et chansons, en fait un passionnant et très surprenant outil d’investigation dont l’efficacité se révèle redoutable.

Le spectacle sera suivi par la projection du film documentaire Vous êtes servis, réalisé par Jorge León, point d’ancrage cinématographique du spectacle. Il dévoile le processus de recrutement et de formation de jeunes Indonésiennes au métier de bonne, dans l’espoir d’un vrai salaire à ramener au pays. La caméra capte la dimension humaine derrière la fonction domestique : chacune de ces femmes a une histoire, qui se livre en regards, en paroles, en rires, en silences bouleversants.

Deserve / mise en scène : Jorge León & Simone Aughterlony / de et avec : Angelique Willkie, Céline Peret, Fiona Wright, Mieke Verdin, Thomas Wodianka / musique : George van Dam / lumière : Florian Bach / décor : Nadia Fistarol / costumes : Ann Weckx / son : Alex Davidson / direction technique : Ursula Degen / production : Verein für allgemeines Wohl, Niels asbl / coproduction : Alkantara, Dampfzentrale/Biennale Bern, Hebbel am Ufer Berlin, Kunstenfestivaldesarts Brussels, Productiehuis Rotterdam (Rotterdamse Schouwburg), Theaterhaus Gessnerallee Zürich, Project coproduced by NXTSTP, with the support of the Culture Programme of the European Union / avec le soutien de : Pro Helvetia Swiss Arts Foundation, Fachstelle Kultur Kanton Zürich, Präsidialdepartement der Stadt Zürich, German Federal Cultural Foundation, Ministère de la Communauté Française – Service du Théâtre / remerciements : Damaged Goods, Nicolas Dubois, Anette Ringier / durée : 75 min

Vous êtes servis / un film de Jorge León / réalisation, image : Jorge León / son : Quentin Jacques, Abdi Kusuma Surbakti / assistante réalisation : Jasna Krajinovic / montage image : Marie-Hélène Mora / mixage : Luc Thomas / Une production DERIVES / producteurs délégués : Jean-Pierre & Luc Dardenne / coproduction : CBA (Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles) / producteur associé : Kathleen de Béthune RTBF (Télévision belge) / responsable Unité de programmes Documentaires : Wilbur Leguebe / durée : 60 min

Voice Over

conception, chorégraphie et interprétation Marie-Caroline Hominal
15 décembre / 20 h / La Comédie de Saint-Étienne – L'Usine

[…] Pensées, représentations iconiques et actions scéniques se partagent entre gravité et légèreté, surface et profondeur, mélancolie et désir […] Virtuose.
Bertrand Tappolet, Le Courrier

Elle mange lascivement du pop corn, pousse de terribles grognements de tigre, ou bien encore, danse sur Giselle. La chorégraphe et danseuse Marie-Caroline Hominal se rit de notre désœuvrement de spectateur. Tour à tour, elle nous provoque, nous étonne et nous amuse.
Peuplant sa solitude d’amis imaginaires, elle donne voix à quatre personnages drolatiques, avec lesquels elle converse par le biais de micros qui transforment sa voix : diplômé d’Harvard, phobique de la scène, amant des lundis soirs ou « addict » aux médicaments, ces amis désincarnés habitent la performance avec insolence et exubérance. Ce singulier « quintet » contrarie nos attentes autant qu’il alimente nos fantasmes.

conception, chorégraphie et interprétation : Marie-Caroline Hominal / production : MadMoiselle MCH-Genève / coproduction : Théâtre de l’Usine, Centre chorégraphique national de Franche-Comté – Belfort dans le cadre des résidences décentralisées, éviDanse 2009/2012 & Reso-Réseau Danse Suisse – Fonds des programmateurs (Théâtre de l’Usine, Festival Printemps de Sévelin, éviDanse, le Festival, Tanzhaus & Theaterhaus Gessnerallee Zürich) / durée : 50 min

www.madmoisellemch.com

Gina

conception, chorégraphie, textes et interprétation : Eugénie Rebetez
16 décembre / 20 h / La Comédie de Saint-Étienne – Théâtre Jean Dasté

GINA est une comédie intime, givrée, c’est-à-dire époustouflante.
Anna Hohler, Mouvement.net

Eugénie Rebetez s’invite à La Comédie avec un époustouflant « one woman show » raconté avec le corps. Dans une proposition qui entremêle danse, chant et humour, elle nous entraine, de l’intimité de sa chambre de jeune femme jusque sous le feu des projecteurs. Elle est pour nous « Gina », celle-là qui n’est pas encore « Lollobrigida », qui vient du Jura et est en passe de devenir une sublimissime « fat swiss diva ». Opulente jeune femme en petite robe noire et trompette, clown tendre, ballerine virtuose, Gina est un personnage aux multiples facettes. Belle, extravagante et impudique, elle possède également l’art insigne de nous faire passer de la mélancolie la plus poignante à l’euphorie la plus extrême.

conception, chorégraphie, textes et interprétation : Eugénie Rebetez / production : Verein Eugénie Rebetez / coproduction : Theaterhaus Gessnerallee Zürich / durée : 55 min

www.eugenierebetez.com

Brunch suivi de La Petite Histoire du cinéma suisse romand
et « Les petits Suisses » (six courts métrages pour enfants)

4 décembre / Cinéma Le Méliès



10 h - Brunch


11 h - La Petite Histoire du cinéma suisse romand

En 1966, dans la presse et dans les ciné-clubs helvétiques, on parlait avec une certaine ironie du cinéma suisse pour se plaindre de son inexistence. Dans un tel contexte, ils étaient peu à penser qu’un cinéma national, parlant des Suisses et de la Suisse en montrant l’envers du décor plutôt que les panoramas alpestres, pourrait obtenir une audience internationale. Ce documentaire est donc un incontournable qui retrace avec brio, de la fin des années 1960 jusqu’à nos jours, une très belle histoire, ou comment un autre cinéma suisse est né et a su cultiver sa personnalité, en assumant une forme d’insolence, de liberté et de légèreté. La Suisse à la conquête du monde (du cinéma) en quelque sorte !

Documentaire franco-suisse d’Emmanuel Barnault / avec la collaboration de Jean Gili (2011 – 52 min) / Production CLC, diffusion Ciné Cinéma, TSR

www.lemelies.com


11 h - Les petits Suisses
Programme de six courts métrages (à partir de 4 ans)

La Main de l’ours de Marina Rosset (2008 – 4’)

Pink Nanuh de Jeanine Reuteman (2009 – 6’)

Les Voltigeurs d’Isabelle Favez (2003 – 5’50’’)

Le petit manchot qui voulait une glace de Samuel et Frédéric Guillaume(1998 – 10’)

Le Chat caméléon d’Ernest Ansorge (1975 – 12’)

Bonne journée, monsieur M. de Samuel et Frédéric Guillaume (1999 – 6’)

L’Invitation

4 décembre / 18 h / Cinéma Le Méliès


« C’est un film superbe, un peu inquiétant. On pense à Buñuel sans le mysticisme... L’Invitation est un film d’une richesse extrême ».
Télérama

« Dans L’Invitation il y a un petit quelque chose qui nous fait penser à Jean Renoir... Excellent film, et aussi film drôle, j’insiste là-dessus, parce qu’il faut bien se débarrasser des préjugés ».
L’Humanité

Ils sont 9, dans un bureau...
Rémy Placet, un gratte-papier minable invite ses collègues pour fêter un héritage. Il organise une réception dans la maison de campagne qu’il vient d’acquérir, trop grande et trop luxueuse, où il vient d’installer sa vie ratée de célibataire complexé. Les masques tombent. Tous ces employés médiocres aux pales intrigues, aux relations mesquines, aux petites manies, vont peu à peu se laisser aller dans la liberté du grand parc, la chaleur des boissons et l’ombre des grandes pièces. De mots aigres en empoignades, l’atmosphère se détériorera complètement sous la narquoise observation d’un valet inquiétant. Dès le lundi suivant pourtant, tout le monde aura repris sa place au bureau, y compris Rémy Placet...

Film suisse de Claude Goretta (1972 – 1 h 40 – VF) /
avec Jean-Luc Bideau, Jean Champion, Michel Robin...

Soirée un vin/un film

5 décembre / Le Méliès


20 h – Cours d’œnologie



sur les vignobles suisses par l’œnologue stéphanoise, Marie Bouteille, suivi d’une dégustation de vin (Domaine des Curiades)

La Salamandre



La salamandre papillonne de petits boulots en sale travail. Elle passe de Roger à Pierre, de Pierre à Paul... À 23 ans elle est déjà fatiguée de la vie, fanée et avide d’indépendance. La salamandre est de la famille des lézards, noire et jaune, venimeuse, elle peut traverser les flammes sans se brûler. La salamandre, c’est Rosemonde dont la vie n’est d’abord qu’un fait divers. Une vie mince comme un entrefilet dans un journal. Elle est soupçonnée d’avoir tenté de tuer son oncle avec un fusil militaire. Deux amis de plume un peu marginaux, un duo à la Laurel et Hardy, Pierre et Paul, vont être chargés d’en tirer un scénario de téléfilm. Mais Pierre est un journaliste pigiste à la traîne, et Paul, un écrivain en pleine crise de la page blanche...

Dix ans après Truffaut, Tanner réalise son Jules et Jim, avec la magnifique Bulle Ogier (en lieu et place de Jeanne Moreau) filmée sous tous les angles et dont la moue charmeuse et la douceur du regard annonce la Miou-Miou shampouineuse des Valseuses de Bertrand Blier. Comme une icône endormie, une rebelle essoufflée, Rosemonde porte en elle les stigmates d’une liberté sclérosée par le travail et d’un désenchantement lié à une société normalisatrice. « Ah, que le bonheur est proche ! Ah, que le bonheur est lointain ! ».

Film suisse d’Alain Tanner (1971 – 2 h 04 – VF) / avec Bulle Ogier, Jean-Luc Bideau, Jacques Denis...

Black Out / L'Inconnu de Shandigor

8 décembre / Cinéma Le France
Soirée en présence du réalisateur Jean-Louis Roy (sous réserve)

20 h – Black Out


Émile Blummer et sa femme sont deux retraités claquemurés dans leur pavillon de banlieue, épuisés par les informations qu’ils entendent à la radio, nourrissant leurs névroses suite au deuil impossible de leur unique enfant, tué à 20 ans lors d’un accident militaire. émile rumine sa haine sociale tandis que sa femme s’imagine que la troisième guerre mondiale est pour demain...
En dépeignant un univers en vase clos, dominé par la paranoïa et la peur du manque, Jean-Louis Roy prenait alors un couple âgé pour composer une parabole relative à l’Helvétie de l’époque, fière de son confort, de la stabilité de sa monnaie, et dominée par une mentalité bourgeoise.

Film suisse de Jean-Louis Roy (1970 – 1 h 32 - VF) (interdit au moins de 16 ans) / avec Marcel Merminod, Lucie Avenay, Marcel Imhoff...


suivi de

L'Inconnu de Shandigor



Un savant atomiste demi-fou découvre un procédé permettant de désamorcer les armes nucléaires, l’Annulator. Infirme, il vit enfermé dans sa villa avec sa fille et son assistant, sur lesquels il exerce une tyrannie impitoyable. Rapidement, des agents de diverses puissances étrangères tentent de s’emparer des plans de l’Annulator... Un récit de science-fiction pop et culte totalement délirant, pastichant les aventures de l’agent 007, avec deux curiosités : Daniel Emilfork, dans la peau du savant fou handicapé, 28 ans avant d’incarner un autre savant voleur de rêves dans La Cité des enfants perdus de Caro & Jeunet (1995), et Serge Gainsbourg, dans un second rôle d’espion, qui interprète la chanson Bye Bye Mr Spy, spécialement écrite pour le film.

Film suisse de Jean-Louis Roy (1967 – 1 h 30 - VF) / avec Daniel Emilfork, Ben Carruthers, Marie-France Boyer...

Moments choisis des Histoire(s) du cinéma

15 décembre / 19 h 30 / Cinéma Le Méliès


Après les Histoire(s) du cinéma, le plus suisse des réalisateurs français (ou vice et versa) réalise en 35 mm (alors que les Histoire(s) sont en vidéo) un film d’une durée standard, sorte de synthèse, de mise en perspective, de conclusion des Histoire(s). Mais ce film n’est pas seulement un nouveau montage des images existantes dans les Histoire(s), c’est un film « plein de vie », selon l’expression de Jean-Luc Godard. Ce que dévoile Godard dans ces Moments choisis, c’est la valeur introspective de sa réflexion, en acte, sur l’image. Ne pas faire de l’histoire du cinéma un monument chronologique figé, mais un songe philosophique immémorial sur le commerce collectif des regards et sur la gestion privée des traces et des lacunes de cette histoire. Un grand poème épique et funèbre où s’enchaînent des extraits de films, des tableaux et des textes ; Godard tente de créer un musée du réel, reliant la vie et la mort, les anciens et les modernes, entre beauté et horreur, sans pouvoir sortir de son pessimisme et à travers son style si personnel : franco-suisse ?

Film français de Jean-Luc Godard (2000 – 1 h 24 – 35 mm)

Lettre à Freddy Buache / Lettre à Jean-Luc Godard/ Les Arpenteurs

12 décembre / Cinémathèque de Saint-Étienne
Soirée en présence du réalisateur Nicolas Constanzo

20 h – Lettre à Freddy Buache


À l’occasion de son cinq-centième anniversaire, la ville de Lausanne avait passé commande d’un film à Jean-Luc Godard. Bien évidemment Godard ne livrera pas l’objet attendu (à savoir une œuvre à la gloire de la ville) mais une allégorie sous forme de « lettre » adressée à son ami Freddy Buache, journaliste et critique de cinéma qui dirigeait alors la Cinémathèque suisse.

Film suisse de Jean-Luc Godard (1981 – 10 min – VF)


suivi de


Lettre à Jean-Luc Godard


Ce documentaire raconte, sous forme épistolaire, le voyage initiatique de quatre jeunes artistes partis à la rencontre de Jean-Luc Godard. En réalisant un film, ils veulent conjurer le sort, et résister à cette mort annoncée plus de vingt ans auparavant dans Lettre à Freddy Buache, par ce même cinéaste de renom. Par delà une réponse cinématographique aux idées énoncées par JLG dans sa lettre filmée, cette vidéo peut être perçue comme un hommage, une déclaration d’amour au cinéma et à son histoire.

Film français de Nicolas Costanzo (2006 – 6 min – VF)


suivi de


Les Arpenteurs



Courez vite voir cette œuvre tendre et rarissime : elle vous tiendra chaud.
Le Point

A rencontre B et l’aime, mais B s’en va. A rencontre C croyant que c’est B. C veut aimer A, mais A pense à B qui ne veut pas. A recherche B, mais B est chez C. Quand A découvre B chez C, B s’en va et C aime A ou A aime C ou pas.

Film suisse de Michel Soutter (1971 – 1 h 20 – VF) /
avec Jean-Luc Bideau, Marie Dubois...

Soirée Électro

3 décembre / Le Fil



This is Saintélectro
made in Suisse



Solange la Frange


Depuis bientôt dix ans, Solange la Frange se nourrit aux scènes alternatives et aux nouvelles technologies du son. Connu pour ses sets fiévreux, attentats festifs où l’exigence sonore côtoie la performance scénique, le trio suisse embrase les dancefloors. Électrique, assoiffé, il mélange les rythmes brutaux aux beats groovy, les riffs ardents aux chants bestiaux, avec visuels et projections.
Alors, prêts pour une rafale de sueur et d’amour ?


Water Lilly


Figure de proue de l’électro helvétique, Water Lilly triture les sons depuis plus d’une douzaine d’années. À son actif, une trentaine de sorties sur des labels tels que Mental Groove (label genevois historique), Laser Gun ou Gigolo Records, et en 2011, un nouvel opus chez Mental Groove : Gosshammer. Travaillant sur des projets très variés, elle collabore en 2006 à la BO du film de Xavier Gianolli, Quand j’étais chanteur, (avec Gérard Depardieu) et mixe sur la compilation Street Parade, sortie chez EMI. Ses mix électro laissent généralement l’empreinte de son passage. Ses sets énergiques devraient faire trembler les murs du Fil.


Plastic FM



Nicolas Duvoisin et Olivier Kolly sont de jeunes producteurs connus sous le nom de Plastic FM. Au cours de l’été 2008, ils décident de se produire en live, n’hésitant pas à mélanger plusieurs styles, tels que le groovy de la minimale, la finesse de la house et le bon gros son techno. Anciens propriétaires du magasin de disques « Plastic Fantastic Records » à Genève, ils organisent également les événements « Plastic Fantastic » en Suisse et se produisent sur les plus célèbres scènes d’Europe.



Un plateau de DJs rhône-alpins sur la scène du Club



Radikal Noize aka Rule
& Acid Soda

[Substance Eclectik, Elektro System Rec / Lyon]

Le projet Radikal Noize est né de la collaboration de deux Dj’s producteurs lyonnais, Acid Soda et Rule, tous deux activistes au sein de l’association Substance Eclectik. Leur objectif : délivrer une techno groovy, avec l’intention de faire réagir leur public sur chaque infra-son ! Leurs sets se composent de loops, multi-effets et boîte à rythme.


Monoii aka Vincent Naivin
& kris Dee

[Saintélectro / Saint-Étienne]

Amis de longue date et associés au sein de Saintélectro, Vincent Naivin et Kris Dee, décident de former un duo qui distille des sets terriblement deep, sexy et groovy, oscillant entre deep house et tech house. Très prometteurs...


Bobby Parker

[Monsterfonky Records / Saint-Étienne]

Bobby Parker commence sa carrière de Dj dans les raves du sud de la France dans les années 1990. Au début des années 2000, il crée son label, Monsterfonky Records.?En 2008, on lui propose de jouer dans des vernissages comme décorateur sonore. Le son joué devient de plus en plus soft, s’orientant vers la disco, le funk, le nu disco et la deep house.


Soulshot Dan

[S2 musik - Saintélectro - Groove Addict Rec / Saint-Étienne]

Depuis plus de quinze ans, Soulshot Dan milite pour la cause électronique. Ses sets rappellent la culture rave et sont dotés d’une technique qui lui est propre. Sa programmation oscille entre la tech house et la techno avec un sens de la progression, de la transition, sur des rythmes groovy, qui font de lui un artiste très particulier.


Vj : Julie Meitz


Julie Meitz sample les images en mélangeant son affection pour le cinéma et les documentaires en tout genre à sa propre production, ses coups de cœur et ses humeurs.

Yan Duyvendak / 4 performances

11 décembre / Musée d'Art Moderne

15 h - You're Dead !

« Continuant son exploration des nouvelles icônes que nous offre la société de consommation, Yan Duyvendak, vêtements militaires et mitrailleuse au poing, s'incarne en un personnage de jeu vidéo. Mélangeant différents niveaux de réalité, il passe imperceptiblement du rôle du joueur à celui du soldat sur l'écran pour finir en véritable soldat. Lorsque les mots de celui qui se trouve devant sa console de jeu deviennent ceux d'un soldat pris de panique sur le champ de bataille, lorsque les images du jeu sont rapportées par le soldat Duyvendak comme une réalité militaire, lorsque le langage informatique croise le verbe guerrier, un vertige nauséeux s'installe. Questionnant le lien entre représentation de la violence et violence réelle, l'artiste dénonce dans un même geste l'impossible légèreté des jeux de guerre et la terreur de la réalité qui les a inspirés.

performance Yan Duyvendak / mise en scène Imanol Atorrasagasti / dramaturgie Nicole Borgeat / diffusion et administration Morris Mendi, Nataly Sugnaux-Hernandez / production Dreams Come True, Genève / coproduction Centre pour l’Image Contemporaine saint-Gervais Genève ; Fonds Régional d’Art Contemporain Alsace Selestat ; Fonds Cantonal d’Art Contemporain Genève (FCAC) ; namics Sankt-Gallen / contact Nataly Sugnaux Hernandez / info@duyvendak.com
Spectacle en déambulation dans les salles du Musée (réservation impérative)

www.duyvendak.com


à partir de 16 h 30

Keep it Fun for Yourself

«"Pablo, Miro, Picasso...
Qui s'en passe? qui s'en lasse?
Ouah, ouaah, ouaaaah!
Ouah, Picasso, sur mon île,
Si beau Pablo"

En interprétant a cappella des chansons populaires qui discourent sur l'art, Yan Duyvendak s'interroge avec une ironie qui le caractérise sur le rôle de l'artiste aujourd'hui. Respectant les tempos des chansons comme si les instrumentations étaient présentes, jouant sur la gêne des temps morts, dépouillant la mise en scène de tout artifice, il réussit le tour de force de mettre à nu notre vision en s'incluant lui-même dans cette réflexion: "T'aurais voulu être un artiste pour pouvoir te trouver beau sur un grand écran en couleur..." chante-t-il joyeusement. »
Nicole Borgeat

« Yan Duyvendak chante une série de chansons populaires existantes qui parlent de l’art. Il les chante a cappella. La performance propose un double portrait en négatif : décontextualisés, les textes des chansons donnent à entendre l’image que la chanson populaire s’est faite de l’artiste (l’artiste inspiré, torturé, transporté) ; simultanément le performeur donne à voir, par le fait même de chanter ce modèle, qu’il n’est pas cet artiste-là. »

performance Yan Duyvendak / en collaboration avec Imanol Atorrasagasti diffusion et administration Morris Mendi, Nataly Sugnaux-Hernandez production Dreams Come True, Genève coproduction Centre pour l’Image Contemporaine (sgg*) Saint-Gervais Genève contact Nataly Sugnaux Hernandez / info@duyvendak.com

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Self-service

« Continuant son exploration des relations entre le spectacle vivant et le cinéma, Yan Duyvendak investigue avec Self-service les rapports du texte et de l'image : comment le texte invente-t-il les images ? Quoi, des images ou des textes, engendre le sens ? Comment le sens se réinvente-t-il lors d'assemblages hétérogènes, ironiques, voire comiques ? Loin de la démonstration attendue d'une préséance du textuel sur le visuel, la performance nous entraîne vers des fictions qui paraissent se démultiplier jusqu'au vertige. Ces « voix off », par définition destinées au hors champ, investissent singulièrement le champ, s'incarnent dans la figure de l'artiste, deviennent « contes » et créent une singulière intimité avec les personnages et lieux que l'on visite. Il y a du bonheur à se laisser berner. Il y a du bonheur à se laisser emporter. »
Nicole Borgeat

« La performance se base sur un principe formel : décaler les voix off des images d’extraits de films. Il en résulte un jeu poétique, où les sens se mettent en éveil et la condition humaine est montrée, comme en creux. »

performance Yan Duyvendak / mise en scène Imanol Atorrasagasti / dramaturgie Nicole Borgeat / diffusion et administration orris Mendi, Nataly Sugnaux-Hernandez / production Dreams Come True, Genève / coproduction Centre pour l’Image Contemporaine (sgg*) Saint-Gervais Genève ; Fonds d’Art Contemporain de la Ville de Genève (Fmac) ; La nuit de la science, Musée d’histoire des sciences de la Ville de Genève / contact Nataly Sugnaux Hernandez / info@duyvendak.com

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My Name is Neo
(for fifteen minutes)


« Peut-on être "l’élu" pendant quinze minutes ? Le temps d’un film, chacun se projetant dans un superhéros ou dans un autre, nous donne l'illusion d'être ce que nous ne serons jamais ; nous fait traverser des univers secrets et inconnus ; nous révèle à nous-mêmes dans de salutaires catharsis. Que reste-t-il une fois que la toile redevient blanche ? Que la lumière du projecteur s'est éteinte ? Une fois que Batman, James Bond, ou « Neo, the One » ont disparu ? "My name is Neo (for fifteen minutes)" a pour projet de confronter un film où action et science-fiction se mélangent dans un tourbillon d’effets spéciaux avec la physicalité brute d’un être humain. »
Nicole Borgeat

Yan Duyvendak / mise en scène Imanol Atorrasagasti / en collaboration avec Nicole Borgeat / diffusion et administration Morris Mendi, Nataly Sugnaux-Hernande / production Dreams Come True, Genève coproduction Centre pour l’Image Contemporaine (sgg*) Saint-Gervais Genève / contact Nataly Sugnaux Hernandez / info@duyvendak.com

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Rencontre avec Yan Duyvendak

12 décembre / 14 h / École supérieure d'Art et Design

Rencontre animée par Pauline Faure, historienne d’art,
responsable du service exposition du Musée d’Art Moderne

Après la présentation de quelques-unes de ses performances au Musée d’Art Moderne, nous vous proposons de retrouver Yan Duyvendak pour une rencontre autour de son travail. Yan Duyvendak a reçu trois fois le « Swiss Art Award », (2002, 2003, 2004), le prix « Namics Kunstpreis für Neue Medien » (2004) ainsi que le « Network Kulturpreis » (2006), entre autres. Il a bénéficié de plusieurs résidences, allant de la Cité des Arts à Paris, en passant par l’atelier Schönhauser à Berlin (fonds cantonal d’art contemporain, Genève) jusqu’au Swiss Artistic Studio au Caire de Pro Helvetia (2007, 2008, 2009). En 2010, il a reçu le prix Meret Oppenheim. Il enseigne la performance à la Haute École d’Art et Design de Genève.

Conférence de Pia Durisch et Aldo Nolli

6 décembre / 18 h 30 / École nationale supérieure d’Architecture

Pia Durisch, née en 1964 à Lugano, a obtenu son diplôme à l’école Polytechnique fédérale de Zurich en 1989, auprès du professeur Flora Ruchat. Elle collabore ensuite avec Giancarlo Durisch jusqu’en 1993, quand elle débute son activité indépendante, en association avec Aldo Nolli. Entre 1996 et 1998, elle est assistante à l’Accademia di architettura de Mendrisio, auprès du professeur Peter Zumthor.

Aldo Nolli, né en 1959 à Milan, a obtenu son diplôme à l’École Polytechnique fédérale de Zurich en 1989, auprès du professeur Dolf Schnebli. Il collabore ensuite avec Santiago Calatrava Valls jusqu’en 1988, puis avec Giancarlo Durisch jusqu’en 1993. Le bureau qu’il a fondé avec Pia Durisch a obtenu le prix SIA en 2003 pour la meilleure construction privée au Tessin, pour la maison Selmoni à Mendrisio, et a été sélectionné pour la distinction « Best of Europe Office » en 2004.

Entrée libre.

La Comédie de Saint-Étienne

7 avenue Émile Loubet – Saint-Étienne
renseignements et réservation : 04 77 25 14 14 – www.lacomedie.fr

La Comédie de Saint-Étienne, Centre dramatique national, est une institution théâtrale entièrement animée par l’énergie de la création. Elle produit des spectacles de renommée nationale et internationale. Créée par Jean Dasté il y a plus de 60 ans, La Comédie fut pionnière de la décentralisation dramatique française. Dirigée depuis janvier 2011 par le plus jeune des directeurs de CDN, Arnaud Meunier, qui y développe un nouveau projet, où la création et la transmission sont intimement liées. À ses côtés, une compagnie associée, Tire pas la nappe, un ensemble artistique avec des auteurs, metteurs en scène, comédiens, proposent un théâtre d’aujourd’hui et de demain. Tous partagent l’idée d’un théâtre de recherche, mais aussi de plaisir et de convivialité. La Comédie est un lieu de réflexion, d’innovation, mais aussi de fête et de surprise ! La programmation se veut ouverte à des équipes connues nationalement et internationalement, où des grands metteurs en scène et des comédiens de renom côtoient des compagnies émergentes. La Comédie est aussi le théâtre de tous les publics, avec de nouvelles propositions en direction des plus jeunes, des familles, et une politique tarifaire adaptée à tous (avec notamment la création d’un tarif solidaire). Dotée de trois salles — le Théâtre Jean Dasté (700 places), L’Usine (120 places) et le Théâtre René Lesage (49 places) — elle développe aussi une politique de théâtre itinérant, en milieu rural et dans les quartiers stéphanois. C’est aussi l’une des onze écoles supérieures d’Art dramatique qui forment les artistes de demain.
Tarifs :

• Carte 3 ou 5 fauteuils*
Plein tarif
La carte 5 fauteuils : 65 € soit 13 € la place
La carte 3 fauteuils : 45 € soit 15 € la place
Tarif réduit (CE, Groupes à partir de 10 personnes, collectivités)
La carte 5 fauteuils : 55 € soit 11 € la place
La carte 3 fauteuils : 39 € soit 13 € la place
Tarif demandeur d’emploi* et moins de 30 ans (*carte strictement nominative)
La carte 5 fauteuils : 40 € soit 8 € la place
La carte 3 fauteuils : 24 € soit 8 € la place
* Possibilité de venir accompagné

• Les places à l’unité
Plein tarif : 20 €
Tarif réduit : 15 €
(groupe de 10, CE, abonnés Opéra Théâtre de Saint-Étienne, possesseur de la carte Fil good, carte de fidélité de La Ruelle
(Chok Théâtre et Théâtre Le Verso), adhérents FNAC, Cézam, Amis du Musée d’Art Moderne, cinéma Le Méliès, Canalce)
Tarif moins de 30 ans, demandeur d’emploi :
11 €
Tarif solidaire : 5 €
(RSA, étudiant boursier, quotient familial
< 700 €)

• Carte M’RA, chèque culture et Sainté Pass 16/25 ans acceptés

Le Fil – Scène de musiques actuelles

20 boulevard Thiers – Saint-Étienne
renseignements et réservation : 04 77 34 46 40 – www.le-fil.com

Le Fil, première SMAC à avoir ouvert ses portes dans le département de la Loire, est un véritable espace de diffusion équipé de deux salles : une grande, à gradins modulables accueillant jusqu’à 1200 personnes, et un bar-club de 300 places. Plus de 100 concerts sont proposés par saison.
C’est également un espace de création (avec trois studios dédiés aux résidences d’artistes, à la préparation à l’enregistrement, aux captations) et un espace de résidences artistiques (qu’elles soient en studio ou scéniques), d’accompagnement pédagogique et de formation.
De par sa capacité d’accueil et son volume d’activités, Le Fil occupe le rang de plus grande SMAC en région Rhône-Alpes et se place parmi les 5 premières SMAC de France.
Tarifs :

Tarif en prévente : plein 12 € / réduit 10 €
Tarif sur place : plein 15 € / réduit 12 €
Soirée accessible Sainté Pass 16/25 ans
Tarif spécial : 8 €
(abonnés du Fil (Filgood), du cinéma Le Méliès, du cinéma Le France, de La Comédie de Saint-Étienne et aux étudiants de l’École nationale supérieure d’Architecture et de l’École supérieure d’Art et Design).

Cinéma Le Méliès

10 place Jean Jaurès – Saint-Étienne
renseignements et réservation : 04 77 32 32 01 – www.lemelies.com

Le Méliès est depuis 1983 un cinéma indépendant « Art et Essai – Recherche » au coeur de la ville de Saint-Étienne. Il développe un véritable projet culturel autour du cinéma : défense des films d’auteurs, programmation d’un cinéma d’innovation et de découverte, ancré dans les problématiques contemporaines.
Tarifs :

Pass cinéma festival : 30 €
Hors Pass : tarifs habituels

Cinéma Le France

8 rue de la Valse – Saint-Étienne
renseignements et réservation : 04 77 32 76 96 – www.abc-lefrance.com

Les salariés de l’association, rejoints par plusieurs professionnels du cinéma ont ensemble créé une Société Coopérative d’Intérêts Collectifs (SCIC) : Les 3C (Centre Culturel Cinématographique), qui permet de regrouper toutes les catégories de personnes qui peuvent être désireuses de voir cette salle de cinéma pas comme les autres, poursuivre sa route : spectateurs, partenaires, artistes, collectivités publiques... À travers cette démarche, l’ambition du France est de continuer à défendre le cinéma d’Art & d’Essai à Saint-Étienne, poursuivre les missions d’éducation à l’image sous toutes ses formes, actualiser la philosophie historique de l’association dans le contexte de l’économie sociale et solidaire, fédérer non seulement les passionnés, les cinéphiles, les bénévoles, les militants, les spectateurs, mais aussi les structures associatives, culturelles, les collectivités territoriales, le monde de l’éducation dans un projet commun, s’inscrire dans une politique culturelle territoriale cohérente.
Tarifs :

Pass cinéma festival : 30 €
Hors Pass : tarifs habituels

Cinémathèque de Saint-Étienne

24 rue Jo Gouttebarge – Saint-Étienne
renseignements: 04 77 43 09 77

La cinémathèque de Saint-Étienne est un service municipal fondée en 1922 et dédiée à la mémoire du cinéma ligérien. Elle est située à la médiathèque de Tarentaize.
Entrée libre

Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne Métropole

La Terrasse – Saint-Étienne / Rue Fernand Léger – 42270 Saint-Priest-en-Jarez
renseignements : 04 77 79 52 52 – www.mam-st-etienne.fr

Le Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne Métropole propose une programmation d’expositions d’art contemporain et rassemble une collection de 19 000 peintures, sculptures, dessins, photographies et design du XIXe au XXIe siècle, faisant de cette institution un musée de réputation internationale. Conçu par l’architecte Didier Guichard et inauguré le 10 décembre 1987, le bâtiment, avec ses 4000 m2 d’espaces d’exposition lumineux, est un espace de vie, d’échange, de formation, à l’image de l’exceptionnelle collection. Cette politique d’enrichissement se poursuit aujourd’hui avec des achats représentatifs des grands courants de la création contemporaine comme les oeuvres de Jan Fabre, Kimsooja, Orlan ou Michelangelo Pistoletto acquises récemment. Depuis 2001, le Musée constitue également une collection emblématique de design, qui compte à ce jour 2000 pièces.
Aujourd’hui, trois fois par an (en février, en mai et à l’automne), afin de refléter l’effervescence de la scène de l’art contemporain, le Musée renouvelle l’accrochage de l’ensemble de ses salles. Il présente ainsi chaque année une douzaine d’expositions temporaires importantes d’artistes contemporains reconnus (Gilbert & George, Georg Baselitz, Antony Gormley…), de jeunes créateurs (avec la programmation Local Line qui met en avant le travail des artistes stéphanois), de mouvements artistiques fondateurs ou de courants artistiques actuels. Une sélection thématique d’oeuvres de la collection vient trouver sa place dans ce foisonnement de propositions.
Tarifs :
3 € : tarif unique (performances)

École supérieure d'Art et Design de Saint-Étienne

3 rue Javelin Pagnon – Saint-Étienne
www.esadse.fr

Installée depuis la rentrée 2009 sur le site de l’ancienne manufacture d’armes de la ville, l’ESADSE bénéfi cie désormais d’un environnement unique en France. Occupant deux grands bâtiments industriels du XIXe siècle, réhabilités avec élégance et fonctionnalité, et un bâtiment contemporain audacieux, la Platine, qui réunit les équipements partagés avec la Cité du design (un auditorium, trois salles de séminaires, deux salles d’exposition, une médiathèque et une matériauthèque, un restaurant), l’ESADSE est au coeur d’un projet ambitieux de développement du territoire, de recherche et d’innovation qui croise les champs artistique, culturel et économique. Au sein de la Cité du design, plateforme dédiée au design envisagé comme vecteur de mutations sociales et de dynamiques économiques, l’ESADSE porte à la fois l’exigence artistique et la dimension de l’enseignement supérieur, à travers une o re de formation et de recherche structurée autour de deux axes : l’art et le design.
Entrée libre

École nationale supérieure d’Architecture de Saint-Étienne

1 rue Buisson – Saint-Étienne
www.st-etienne.archi.fr

Ancienne rubanerie réhabilitée en plein centre ville, l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Saint-Étienne (ENSASE) est un établissement d’enseignement supérieur sous la tutelle du ministère de la Culture et de la Communication, appartenant au réseau des 20 écoles d’architecture françaises.
L’ENSASE a pour mission première la formation initiale des architectes. En complément de la fonction d’enseignement, elle a pour objectif de favoriser la diffusion de la culture architecturale et urbaine en direction du grand public et mène déjà dans ce sens des actions culturelles (Expositions, conférences, publications, ateliers de sensibilisation pour les scolaires...).
L’architecture participe de notre cadre de vie quotidien, elle est une seconde peau qui nous protège, accueille nos familles et nos amis, abrite nos instants de vie. L’architecture est donc une nécessité pour chacun.
C’est dans ce sens que l’ENSASE défend l’idée d’une « architecture pour tous ».
Entrée libre